Lutte contre la radicalisation

 
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État et Département partenaires pour une efficacité opérationnelle renforcée.

Le jeudi 4 juin 2015, MM. Adolphe COLRAT, Préfet des Alpes-Maritimes et Éric CIOTTI, Député, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, ont signé le premier protocole opérationnel lié à la prévention, au recueil et au partage d’informations, à la lutte contre les risques de radicalisation des jeunes et l’accompagnement des familles, en présence notamment de MM. Jean-Michel PRÊTRE, Procureur de la République à Nice.
 
 Ce protocole organise la coordination opérationnelle des interventions de l’État et du Département des Alpes-Maritimes afin d’apporter des solutions adaptées aux enjeux de prévention et de lutte contre la radicalisation des jeunes et pour l’accompagnement des familles.
 
 Il s’agit de recueillir les signalements, d’échanger les informations, de trouver ensemble les solutions adaptées (opposition à la sortie du territoire pour les mineurs, interdiction à la sortie du territoire, mesure d’urgence éducative, contrat d’accompagnement parental, assistance éducative renforcée à domicile...) et d’assurer un suivi particulier des cas signalés.
 
 Ce protocole commun formalise le travail partenarial étroit et efficace engagé depuis plusieurs mois par l’État et le Département et plus largement l’ensemble des acteurs concernés du territoire : Préfecture, Police Nationale, Gendarmerie Nationale, Education nationale, collectivités territoriales, parents, associations...
 
 Notre département représente près de 10 % des cas signalés au plan national de dérive radicale et plus particulièrement djihadiste.
 
 Le dispositif local de signalements et d’accompagnement des familles, mis en œuvre en avril 2014, fonctionne bien grâce à l’efficacité du maillage territorial et l’implication forte des acteurs.
 
 Il convient de rappeler que, dès novembre 2014 des mesures administratives nouvelles ont été mises en place, à l’initiative du Ministre de l’Intérieur :
 
 - les oppositions à la sortie de territoire destinées à empêcher un risque de fuite d'un mineur vers un terrain de guerre ;
 
 - les interdictions de sortie de territoire qui concernent les majeurs mais également les mineurs et qui se traduisent par la saisie de la carte d'identité ou du passeport pour une durée de 6 mois, renouvelable en fonction de l'analyse du risque.