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Nice rend hommage aux soldats morts en Indochine

 
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A l'occasion de la journée nationale d'hommage aux « Morts pour la France » en Indochine, M. François-Xavier Lauch, Sous-Préfet, Directeur de cabinet représentant M. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes a salué, la mémoire des soldats français morts en Indochine, qui laissent derrière eux une trace indélébile de bravoure et d'abnégation, après quinze années de combats.

MM. Olivier Robaut, Conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants représentant M. Christian Estrosi, Député-Maire de Nice, Philippe Rossini, Conseiller départemental représentant M. Éric Ciotti, Député, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, Patrick Allemand, Premier-Vice Président du Conseil régional PACA, forces armées et anciens combattants étaient réunis, ce lundi 8 juin 2015 au Monument aux Morts de Nice pour rendre cet hommage.

Après la lecture du message du secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la mémoire plusieurs gerbes ont été déposées conformément au protocole.

Message :

En cette journée nationale dédiée aux "morts pour la France" en Indochine, notre pays a, une fois de plus, rendez-vous avec son histoire et sa mémoire combattante.
En près de 15 ans de combats, de 1940 à 1954, les soldats d'Indochine ont laissé derrière eux une trace indélébile de bravoure et d'abnégation.
Sur cette terre lointaine, des soldats de toutes les armes, des légionnaires, des coloniaux, des tirailleurs, des gendarmes, des marins, des aviateurs, des médecins, des infirmières, ont lutté avec un dévouement indéniable pour préserver l'honneur de notre pays.
Face à l'occupant japonais, de 1940 à 1945, ils ont maintenu la présence française en Indochine. Il y a 70 ans, à l'issue du coup de force japonais mené le 9 mars 1945 sur les garnisons françaises, tandis que certains d’entre eux réussissent à se replier en Chine, d’autres sont fait prisonniers et exécutés. C’est à tous ceux-là qu’un hommage fut rendu en 1952 lorsque  Edmond Grethen, grande figure de la Résistance indochinoise, fusillé à Thakhet le 16 mars 1945, fut inhumé au Mont-Valérien.
Contre le Vietminh, de 1946 à 1954, des combattants venus de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique Noire, ont été engagés, aux côtés de leurs frères d'armes indochinois, dans des conditions extrêmes. Ils ont lutté dans la boue des rizières, sur le sommet d'un piton calcaire, sur une piste forestière ou dans un petit poste isolé, contre un ennemi insaisissable et toujours mieux armé.
Ils étaient guidés par un sens du devoir et une foi infaillible en la France.
Les assauts, les embuscades ou les combats au corps à corps, n'ont pourtant constitué que le début de leur calvaire. Pour les survivants des derniers combats, ce furent ensuite les camps de rééducation politique, dont plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais.
Ce courage dont ont fait preuve les combattants d'Indochine est à ériger en exemple.
En cette journée nationale, souvenons-nous qu’ils furent les premiers d'une très longue lignée de soldats à intervenir loin du sol de France. Ils menèrent leur mission avec une volonté qui force le respect.
Aujourd’hui comme hier, sur les différents théâtres d’opérations où ils sont engagés, nos soldats défendent la République française et ses valeurs avec courage et professionnalisme. Ils accomplissent leurs missions avec une détermination qui fait honneur à leurs aînés, à l’histoire qu’ils ont écrite et à la nation tout entière.

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