LES RISQUES IDENTIFIÉS DANS LES ALPES-MARITIMES

 
 
Le département des Alpes-Maritimes est soumis à l'application du règlement sanitaire international.
Le risque Chikungunya Dengue et Zika est présent et suppose une surveillance renforcée. Une pandémie grippale possible demande une attention de tous les instants et des vigilances particulières, réalisées par l'ARSAgence Régionale de Santé PACA, subsistent pour toutes les maladies à déclaration obligatoire.

> Application du règlement sanitaire international

Le département des Alpes-Maritimes comprend 2 ports (Nice et Cannes) et 2 aéroports (Nice et Cannes) ouverts au trafic international et est donc soumis aux obligations du règlement sanitaire international (RSI ). L’aéroport de Nice, 2ème aéroport de France, est d’ailleurs un point d’entrée « désigné » au sens du RSI par l’importance de son trafic international.

Ces 4 sites ont fait l’objet d’une inspection de l’ARS. Un plan d'intervention et de gestion des urgences sanitaires a été approuvé et signé le 2 juin 2016 par le préfet pour le port et l'aéroport de Nice.

> Risque Chikungunya, Dengue et Zika (arboviroses)

Le Chikungunya, la Dengue et le Zika sont 3 arboviroses (maladies virales transmises par des moustiques). Le moustique Aedes albopictus, plus connu sous le nom de « moustique tigre », porteur potentiel de ces virus, est désormais implanté dans la majorité des communes du département des Alpes-Maritimes.

chikungunya

                                                                       CHIKUNGUNYA

Dengue Aedes_aegypti_feeding

                                                                            DENGUE

zika

                                                                                   ZIKA

Depuis 2010 tout le département est touché par l’implantation exceptées les zones situées à plus de 600 m.

Carte_Aedes_2015

=> Rappel sur les 3 maladies

Il s’agit de pathologies caractérisées par de la fièvre et des douleurs (plutôt musculaires pour la dengue, articulaires pour le chikungunya). Pour le zika, les symptômes, lorsqu’ils existent, sont également peu spécifiques : fièvre, douleurs, éruption cutanée, conjonctivite.

Il n’existe pas de traitement spécifique de ces maladies qui sont le plus souvent bénignes (excepté le zika concernant les risques sur le fœtus et les complications neurologiques).

> Surveillance

Un plan national anti dissémination des arboviroses en métropole fait l’objet d’une mise à jour annuelle. Il comprend une surveillance de l'implantation du moustique Aedes albopictus ainsi que des cas de dengue, chikungunya et zika :

=> Surveillance entomologique (c’est-à-dire despopulations de moustiques)

La surveillance est mise en place du 1er mai au 30 novembre dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter, assurée au moyen de pièges pondoirs. Cette surveillance vise à détecter l'implantation et l’activité du moustique. Des enquêtes entomologiques suivies éventuellement d’actions de démoustication sont menées autour des cas suspects importés ou des cas autochtones confirmés.

En 2015, 29 prospections et 11 actions de démoustication ont été réalisées dans les Alpes-Maritimes.

=> Surveillance des cas humains.

Un dispositif régional de surveillance renforcée est mis en œuvre du 1er mai au 30 novembre de chaque année. Il repose sur le signalement à l’ARSAgence Régionale de Santé de cas suspects importés de dengue, chikungunya et zika par les médecins et les laboratoires. Tout signalement de cas suspect importé entraîne la réalisation d’une enquête entomologique. Si un cas, importé ou autochtone, est confirmé, des mesures de démoustication au domicile et de protection autour du cas sont mises en place afin d’éviter la transmission de la maladie à d’autres personnes.

En 2015, 15 cas de dengue et 6 cas de Chikungunya ont été ainsi confirmés dans le département. Il n’y a pas eu de transmission autochtone, c'est-à-dire pour des personnes n’ayant pas voyagé en zones endémiques.

D’autre part, ce plan inclut une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée, afin d'éliminer autour et dans leur habitat toutes les sources d’eau stagnante, gîtes potentiels de reproduction des moustiques. Des actions d’information et de communication sont menées en période estivale par les autorités publiques locales, en lien avec le conseil départemental et les communes concernées. Les messages
sont notamment axés sur les actions limitant l’émergence des moustiques adultes :

  • par la suppression des eaux stagnantes dans les seaux, soucoupes des pots de fleurs et jardinières, gouttières et rigoles d’évacuation (si obstruées), matériels de jardin et réserves d’eau ;
  • par une surveillance toute particulière des piscines et des bassins d’agrément.

Un arrêté préfectoral définit chaque année les modalités de mise en œuvre de ce plan auquel participe le Conseil Départemental.

Ce même Conseil Départemental des Alpes-Maritimes a confié à l’EID Méditerranée (Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen) les démarches de surveillance, de prévention et de contrôle anti-vecteur.

EID MED CRES PACA

> Pandémie grippale

La survenue d’une pandémie de grippe est un événement récurrent et imprévisible qui peut avoir de graves conséquences sur la santé et sur l’économie partout dans le monde, en fonction de la dangerosité du nouveau virus pandémique.

Toute la France est concernée par ce risque, pour lequel un plan national de prévention et de lutte « pandémie grippale » a été rédigé en 2011.

Dans les Alpes-Maritimes un dispositif ORSEC spécifique pandémie grippale a été approuvé par le préfet le 26/06/2014.

> Vigilances particulières

La direction départementale de l’ARS 06 est chargée du suivi des maladies à déclaration obligatoire. Les données épidémiologiques recueillies grâce à ce dispositif montrent que la population des Alpes-Maritimes est plus exposée que dans la plupart des autres départements à certaines maladies comme la tuberculose, le VIH et la légionellose.