Une géographie de contrastes

 
 
Géographie

Le département se présente sous la forme d’un triangle de 70 Km de base et 95 Km de hauteur.Avec une superficie de 4 300 Km2, il ne représente que 0,78% du territoire national.

La double influence alpine et méditerranéenne marque le paysage des Alpes-Maritimes.

 

 

On y distingue ainsi deux régions naturelles d’importance inégale :

la région côtière et pré-côtière qui couvre environ 880 Km2

Alors qu’à l’est la bande côtière est étroite et se dessine en corniche, à l’ouest la région côtière se dilate et forme un paysage de collines, séparées par les deux vallées du Var et de la Siagne

la région montagneuse qui s’étend sur tout le reste du département et y représente environ 3 320 km2.

Elle se compose de trois zones différentes :

  • la zone des grands massifs du Nord, avec les plus hauts sommets du département (Gelas : 3143 m ;Clapier, Meledie) ;
  • la zone des Préalpes de Grasse et de l’Estéron, découpée par des gorges profondes (massifs du Gourdon, du Mont Vial, du Cheiron), et à l’est la chaîne des Baous (Vence, Saint Jeannet) ;
  • la zone alpine niçoise, où l’influence méditerranéenne pénètre des régions appartenant déjà au milieu de haute montagne (Tournairet et Authion, Mont Agel, Mont Chauve et Cheiron).

La variété des climats recouvre la variété des situations géographiques : climat méditerranéen sur la bande littoral et climat alpestre dès 800 m d’altitude.

L’hydrographie est caractéristique d’une zone montagneuse proche du littoral avec ses fleuves qui convergent vers la mer en vallées parallèles et souvent profondes (Gorges du Loup, du Paillon, du Cians, de Daluis, de Valabres et de la Vésubie).

Avec une population de plus d’un million d’habitants y résidant en permanence (1 011.326 au recensement de 1999), le département des Alpes-Maritimes est l’un des départements les plus peuplés de province.

Sa population se répartit de façon à peu près égale entre les deux arrondissements, mais le déséquilibre est en revanche incontestable entre le littoral, qui concentre plus de 90 % de la population, et le haut et moyen pays.

Les deux arrondissements de Nice et de Grasse présentent des caractéristiques assez différentes :

L’arrondissement de Nice, qui représente les 2/3 du territoire du département, concentre population et activités autour de l’agglomération niçoise et ses 512.000 habitants.

En dehors de Menton (44.500 habitants), le reste de l’arrondissement est assez peu urbanisé.

L’arrondissement de Grasse est en revanche urbanisé et industrialisé sans discontinuité sur tout le littoral et une large part du moyen pays.

L’agglomération de Cannes-Grasse-Antibes forme un ensemble de 450.000 habitants.

L’importance des activités touristiques ou de loisirs et des résidences secondaires fait que la population présente dans les Alpes-Maritimes est en réalité de 1,3 à 1,4 millions de personnes en moyenne et peut monter jusqu’à 2 millions en haute saison.

Parmi les caractéristiques importantes de la population du département, il faut mentionner la présence importante de personnes âgées : les plus de 65 ans constituent 21,1 % de la population départementale alors que les moins de 20 ans représentent 22,3 % (contre respectivement 14,8 et 26,5 % en moyenne nationale). Il s’ensuit un taux d’activité plutôt faible (50,6% contre 56,5% en moyenne nationale).

Ajoutons que le département compte parmi sa population 120 000 étrangers (soit 12 %).

La composition socioprofessionnelle du département est également originale : les agriculteurs (1% contre 4% en moyenne nationale) et les ouvriers (23 % contre 31%) y sont sous représentés. A l’inverse les professions indépendantes (12% contre 7%), les employés (32% contre 28%) et, dans une moindre mesure, les cadres (13% contre 11%) sont plus nombreux que dans le reste du pays.