Logement

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Installer des thermostats dans tous les logements

En France, les programmateurs de chaudière intelligents sont obligatoires pour les installations de chaudières depuis 2018 (de l’ordre
de 600 000 logements par an) et lors de l’installation de compteurs. Les professionnels qui effectuent les contrôles réguliers sur les
chaudières recommanderont leur installation à brève échéance puis contrôleront l’installation
de programmateurs.

L’obligation d’installer un programmateur de chaudière d’ici 2025 dans tous les nouveaux bâtiments résidentiels sera étendue à tous les bâtiments (tertiaires ou résidentiels existants).

Plusieurs entreprises se sont engagées à bloquer les prix des articles essentiels pour faire des économies d’énergie. C’est le cas de l’enseigne de bricolage Leroy-Merlin, qui a annoncé le blocage des prix de 100 produits, parmi lesquels plusieurs thermostats (2 thermostats programmables et 3 têtes thermostatiques).

CDCCaisse des dépôts et consignations habitat, qui gère plus de 530 000 logements, s’est déjà engagé à renouveler les thermostats par des thermostats programmables avec affichage de la température. Pour les bâtiments collectifs gaz, CDCCaisse des dépôts et consignations habitat s’engage pour le développement d’outils de pilotage des consommations/températures et d’alertes. La poursuite et l’accélération du déploiement de l’effacement des consommations électrique de chauffage fait également partie des mesures promues.

Décaler la période de chauffe au milieu de l'automne

Dans les immeubles dotés d’une installation collective de chauffage, la période de chauffe s’étend généralement du 15 octobre au 15 avril. Les dates de démarrage et d’arrêt du chauffage ne sont pas réglementées. En début et en fin de période de chauffe, des températures plus clémentes pourraient permettre de retarder la mise en route du chauffage et d’anticiper son arrêt après l’hiver. Ainsi, quand cela est possible, et quand la température le permet, il est recommandé de décaler de 15 jours le début de la période de chauffe en début de saison et de 15 jours en fin de saison.

Réduire la période de chauffe d’un mois au total générerait un gain d’environ 12 % sur la consommation de chauffage, corrigé des aléas climatiques. Dans les copropriétés dotées de chauffage collectif, plusieurs grands acteurs, à l’image de Foncia, s’engagent, d’ores et déjà à réduire au maximum la saison de chauffe.

Décaler la période de chauffe des ballons d'eau chaude hors du pic de consommation méridien

Les actions de sobriété concernent également la gestion des pointes de demande électrique, notamment celle du matin de 8 h à 13h. Or, certains équipements (surtout les chauffeeaux) sont actuellement programmés pour démarrer vers 12h, ce qui coïncide avec un pic de consommation en hiver.

Les gestionnaires du réseau de distribution seront chargés de la désactivation partielle pour l’hiver 2022 du démarrage des ballons d’eau chaude sur cette plage horaire. Cela permettra de réduire le pic de consommation de 1 à 2 GW. Cette désactivation se traduira par un report de la période de chauffe sur les autres heures creuses, sans incidence sur la facture d’électricité ni sur les usages de l’eau chaude et en laissant le bénéfice des heures creuses méridiennes aux consommateurs. Cette mesure ne nécessite aucune action des consommateurs.

Réduire la consommation d'eau chaude sanitaire

Dans le secteur résidentiel, l’eau chaude sanitaire représente environ 12 % des consommations d’énergie4. De grands acteurs du logement, comme CDCCaisse des dépôts et consignations habitat, s’engagent à communiquer aux occupants les bons rélexes pour leur permettre de réduire leur consommation d’eau chaude sanitaire. Cela passe par l’installation de dispositifs hydro-économes (limiteurs de débits calibrés et mousseurs sur les robinets, douchettes à économies d’eau). Ces équipements peuvent réduire de 15 à 20 % la consommation d’énergie pour l’eau chaude sanitaire au sein des bâtiments.

Appliquer l'individualisation des frais de chauffage dans les logements collectifs

Dans les immeubles chauffés collectivement, l’individualisation des frais de chauffage permet de connaître la consommation énergétique de chaque logement et d’ajuster en conséquence le montant de la facture de l’occupant. Cela permet, de fait, une plus grande équité entre les habitants, qui sont incités à réaliser des économies d’énergie pour diminuer leur facture. Il est nécessaire que les acteurs concernés se mobilisent davantage afin que cette obligation réglementaire soit davantage respectée.

Les syndicats de copropriété seront sensibilisés à l’intérêt de programmer l’individualisation des frais de chauffage à l’occasion de l’élaboration des plans pluriannuels de travaux (PPT), dont l’élaboration sera obligatoire dans toutes les copropriétés entre 2023 et 2025.

Cette individualisation des frais de chauffage conduit à un gain énergétique de l’ordre de 15 % par foyer.

Accompagner l'installation de chauffages performants et moins dépendants des énergies fossiles

Afin d’aider les Français à sortir des dispositifs de chauffage fortement carbonés et énergivores, les aides pour le changement des
chaudières fioul, y compris à condensation, sont augmentées avec le maintien de la surprime de MaPrimeRénov’ de 1 000 € jusqu’au 31 mars 2023 associé à un accompagnement complémentaire grâce aux certificats d’économies d’énergie de 1 000 € jusqu’au 30 juin 2023.

Ces aides permettent à un ménage aux revenus très modestes de bénéficier d’une aide allant jusqu’à 15 500 € pour une chaudière biomasse performante par exemple.