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Journée nationale de la Résistance - 27 mai 2015

 

 

Le 19 juillet 2013, l'Assemblée nationale a adopté, à l'unanimité, une proposition de loi émanant du Sénat instaurant le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance.

Cette date a été choisie en référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), présidée par Jean Moulin, qui s'est déroulée le 27 mai 1943.

M. Sébastien Humbert, Sous-Préfet, Secrétaire général adjoint, représentant M. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes, a présidé la cérémonie qui s'est tenue dans le jardin de la Villa Thiole à Nice, en présence de MM. Olivier Robaut, adjoint au Maire de Nice, représentant le Député-Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d'Azur, Ladislas Polski, Conseiller régional, représentant le Président du Conseil régional, Philippe Rossini, Conseiller départemental, représentant le Président du Département des Alpes-Maritimes, du Capitaine Didier Massini, représentant le Délégué Militaire Départemental des Alpes-Maritimes, et de l'ensemble du monde combattant.

La lecture de l'historique de la cérémonie a été assurée par M. Ralph Schor, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Nice Sophia-Antipolis.

Avant les dépôts de gerbe, M. Humbert a donné lecture du message de Monsieur Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire :

« Le 27 mai 1943, des hommes se réunissaient dans la clandestinité au 48, rue du Four. Les résistances devenaient la Résistance française.

Plus de 70 ans après, les survivants continuent d’insuffler en France l’esprit de Résistance. C’est pour que leur héritage soit pérennisé et que leur combat reste toujours d’actualité que cette date historique est devenue une journée nationale.

Ce 27 mai 2015, la France vit un moment exceptionnel de fierté nationale : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay font leur entrée au Panthéon, ce lieu où « la République s'incarne et se partage », comme l’avait souligné le président de la République au Mont Valérien le 21 février 2014.

Plus que des militants de la République, ces quatre personnalités ont incarné la République. A leurs yeux, elle n’était pas qu’un concept. Elle était un engagement, une ambition et un idéal en même temps que le combat de leur vie. Leurs parcours ne pouvaient se terminer qu’au Panthéon, maison des grands Hommes de la patrie républicaine. 

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay ont tous témoigné à leur manière de l’esprit de Résistance, non pas seulement par les mots et les discours mais plus encore par les engagements et les actes.

Cinquante ans après Jean Moulin et l’armée des ombres, l’esprit de Résistance fait son entrée au Panthéon et s’apprête à recevoir l’hommage éternel de la Nation, celui qui survit aux femmes et aux hommes.

Cet esprit de Résistance est celui de celles et ceux qui, sans uniforme, parfois sans arme, ont été des modèles d’engagement. De celles et ceux qui, tombés dans les combats de la Libération et emportés dans les camps de l’horreur, n’ont pas survécu à la guerre. De celles et ceux enfin qui, survivants de la guerre, ont continué inlassablement à défendre et transmettre les valeurs républicaines.

En cette année d’hommage à la génération 39-45, les résistantes et les résistants doivent plus que jamais être élevés en exemples pour la jeune génération, architecte de la Nation de demain. « La jeunesse ne doit rester étrangère à aucun plan d’avenir. […] Ce qu’elle réclame surtout, c’est qu’on lui fasse confiance », écrivait Jean Zay depuis sa cellule de la prison de Riom.

Puissent les parcours de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay continuer d’inspirer les plus jeunes d’entre nous pour que la liberté, l’égalité et la fraternité, qui font le ciment de notre République, restent l’âme de leurs combats d’aujourd’hui et de demain. »

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