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DISPARITION d'UNE FAMILLE : le Préfet a reçu la presse à 17h

 
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DISPARITION INQUIÉTANTE D’UNE FAMILLE DE 11 PERSONNES A NICE

A la suite des allégations concernant la disparition inquiétante d'une famille de 11 personnes susceptible d'avoir rejoint la Syrie, la Préfecture souhaite apporter un certain nombre d'éléments précis.

Il semble que la famille ait quitté le territoire national le vendredi 26 septembre par la route. En effet, c'est à cette date que l'un des membres de cette famille a loué un véhicule non restitué à ce jour.

Tous les éléments relatés ci-dessous ont été recueillis postérieurement.
1. Le samedi 27 septembre à 19h17, un membre de la famille a signalé à la police nationale la disparition d'un des adultes, sans être en mesure de préciser le nom de son conjoint. Une fois ce conjoint identifié, a posteriori, il s'est avéré qu'il s'agissait de la sœur du seul membre de cette famille à être connu des services, mais en raison de sa radicalisation ancienne.
2. M I. S. s’est présenté à la Police le mardi 30 septembre vers 10 heures. Il a été reçu spécialement par un commandant de police. Il s’est assuré le même jour, dans l’après-midi, auprès de la brigade de Gendarmerie de Beaulieu-sur-Mer, qu’il n’avait pas d’autre démarche à effectuer.
3. Deux autres membres de la famille ont été entendus le 3 octobre, dont M. R. B. C., époux de l’une des personnes disparues.
4. Le directeur adjoint du cabinet du préfet a pris contact le mardi 7 octobre avec M. S., qui n’a pas exprimé de demande particulière dans l’immédiat. La préfecture se tient à sa disposition et à celle des membres de la famille.

La Préfecture rappelle que, dans l'état actuel du droit, les services de l'Etat n’auraient pas pu empêcher les départs de personnes majeures, sauf dans le cas d’une mesure de contrôle judiciaire prescrivant l’interdiction de quitter le territoire national. Or, aucun des majeurs en cause dans cette affaire ne faisait l’objet de la moindre procédure judiciaire. C’est précisément l’une des dispositions de la loi actuellement débattue au Parlement que de permettre l’interdiction administrative de sortie du territoire des majeurs.

En revanche, la famille, qui de longue date redoutait un départ probable de plusieurs de ses membres, aurait pu opportunément faire part de ses inquiétudes à la plateforme nationale (Numéro Vert 0800 005 696), aux services de police et de gendarmerie ou à un magistrat, afin que des mesures de protection des mineurs soient immédiatement prises. De nombreux départs ont été contrariés grâce à la mise en œuvre des dispositifs de protection de l’enfance, qui emportent généralement une interdiction de sortie du territoire prononcée par l’autorité judiciaire.

Il est en tout cas faux de prétendre que les services de l’Etat auraient été alertés d’un possible départ. Il est tout aussi inexact de soutenir que les services de police et de gendarmerie, dès lors qu’ils ont été prévenus, ne se seraient pas pleinement mobilisés.

En effet, dès lors qu’ils ont été informés, le 27 septembre, après le départ de la famille, tout ce qui pouvait être mis en œuvre l’a été, dans le cadre d’une procédure de disparition inquiétante. L’identité des individus a été parallèlement communiquée aux autorités turques.

Dans les Alpes-Maritimes comme sur l’ensemble du territoire national, la mobilisation des services de l’Etat est totale. La cellule départementale de prévention de la radicalisation est opérationnelle depuis plusieurs semaines, conformément aux instructions données par le Ministre de l’Intérieur. Signalement et accompagnement des familles font l’objet d’un partenariat qui bénéficie de l’apport et de l’expertise des services municipaux, comme la réunion tenue le 5 septembre dernier a permis de le vérifier.

Tels sont les éléments factuels de nature à prévenir le risque d’une exploitation polémique de faits qui appellent, au contraire, l’action coordonnée et solidaire de l’ensemble des services de l’Etat et des responsables publics.

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